Permaculture et projet de vie: la suite en woofing !

3/9/2019

 

Je suis ravie de donner une suite à mon article d’introduction “Permaculture et projet de vie: quel lien personnel ?” !

 

En parallèle de mon travail, j’ai avancé sur mes objectifs et mes intérêts liés à la permaculture, sur fond d’écologie bien sûr. Je peux d’ores et déjà vous dire que tout cela contribue à mon capital bonheur. Je continue à m’enrichir personnellement et collectivement. La permaculture est une force collective.

 

J’avais noté comme plan d’action, d’apprendre plus de noms de plantes (que de marques de commercialisation), de réaliser un woofing et d’acquérir des notions de naturothérapie.

 

J’ai dit WOOFING...? Késako ?

 

Ce sera le woofing que je vais mettre en lumière, tellement c’est une étape phare dans ma vie ! Ce terme anglophone, encore et toujours, signifie “working on organic farm” et le -ing vient le mettre en nom commun. Il y a une association Woofing France qui se charge de mettre en relation les hôtes, strictement en exploitation biologique, et souvent des paysans, avec des volontaires. Ceux-ci seront bien souvent nourris, logés, blanchis, en échange de leur travail à la ferme.

 

Je connaissais ce modèle en Australie et en Nouvelle-Zélande, me disant que c’était présent là où l’on délivrait des PVT (permis vacances-travail). Puis, au cours de mes chantiers participatifs, j’ai appris que c’était possible en France également, devenant cohérent avec une démarche de vacances durables. Mon attrait initial était la langue étrangère, mais j’allais quand même apprendre d’autres choses de nos campagnes…

 

Pour préparer cette nouvelle étape pendant l’été 2019, j’ai préféré lire un témoignage de bonnes pratiques de woofing en France, tombé “par hasard” dans ma liste de suggestions dans la newsletter de l’université des colibris, ou via terre vivante.

Rien n'arrive par hasard !

 

Le destin, et non le hasard, m’a amené à être assise à côté de Corinne lors d’une conférence de Gildas Véret sur la forêt et l’entreprise. On a échangé sur nos métiers, et elle m’a passé le flyer de sa ferme permacultrice. Je l’ai conservé et 4 mois plus tard, je la contacte pour une demande de woofing. Je me présente et on voit ensemble les disponibilités. Ce sera 6 mois plus tard que je débarquerai chez elle !

 

Rien n’arrive par hasard, non plus, parce que je me suis retrouvée pendant ce séjour à assister à un rituel chamane ! Après avoir fait connaissance, tiré des cartes pour pousser à la réflexion lors du rite, nous nous sommes posés en ronde au pied d’un vieux chêne, à la tombée de la nuit. Il était question de comprendre ce qu’il nous arrive, notre place dans le monde, recevoir les signes et transmettre. Les chamanes venus sentaient qu’il fallait appeler la pluie dans l’oasis de Corinne (sa ferme). Nous avons donc chanté et joué des instruments vibratoires. C’était puissant et euphorique !

Les mains dans la terre...

 

J’ai commencé par du désherbage, ce qui représente une partie énorme en maraîchage. J’ai dû apprendre le nom des outils, leur utilisation et le nom des plantes, même des "mauvaises herbes". On aura cueilli, paillé, planté et bâché. Il y a toujours du travail et de l’anticipation, certes à une échelle humaine, ce qui permet de rester connecté.e à la terre.

 

Corinne a choisi un mode d’exploitation sans travail du sol, sans traitement des sols et sans intervention de machines. Je reste encore impressionnée par la résilience en eau. Tout ce qui se trouvait en plein champs n’était pratiquement pas arrosé.

 

...Et pas que. En maraîchage, il faut aussi assurer des débouchés à toute sa production. J’aimais être présente en boutique direct producteur ! Il me manquait par contre les conseils culinaires à proposer aux clients. J’étais par ailleurs assez autonome sur la visite des jardins.

 

 

De la cuisine saine

 

Une chose est sûre, chez Corinne, je me suis régalée. Je crois même que j’en rêvais !^^ Le travail physique et l’abondance me faisait manger en quantité. 

 

Quelques idées relevées : 

Salade de betterave crue râpée,

Pâtes de pois chiche et sauce échalote, oignon, amande, basilic et huile d’olive,

Courgettes crues en lamelles en salade,

Purée de courgettes - pommes de terre, 

Galettes de courgettes à la plancha.

 

Même si j’achète principalement mes produits en bio, que je cuisine de plus en plus, ça m’a été assez difficile de retourner chez moi. J’avais un peu moins confiance en les produits de ma Biocoop, parfois sous filière. Il faudrait que je retourne un peu plus au marché !

 

Une philosophie à retenir ?

 

Corinne s’est reconvertie dans l’agriculture il y a 3 ans. C’est récent pour une si belle réussite, croyez-moi. Elle a commencé à lire des ouvrages de permaculture, de Pierre Rhabi et autant d’auteurs qui en valent la peine, lié au développement personnel.

 

Les 3 principes qu’elle revendique sont :

prendre soin de soi, du sol et de la nature.

 

Avant de s’attaquer au maraîchage en permaculture, son projet de vie était se connaître soi-même. A partir de là, les échanges envers soi, les autres, le vivant et la nature deviennent plus faciles. Elle lit tellement, qu’elle a même des notions de numérologie !

 

Aussi, chose importante, elle n’a pas de certification Bio ! Pourquoi ? (Attention réponse très percutante !) “Parce que je ne vois pas pourquoi on devrait payer alors que les pollueurs ne le font pas !”. C’est une femme déterminée Corinne ! Il en faut pour ce métier, et ce combat pour réinventer le système.

 

Pour conclure, il y avait quand même un autre objectif derrière mon woofing, celui de passer du temps avec les personnes que je voyais moins en Vendée. Mais ce n’est pas sur ce plan affectif que j’ai été comblée. Quand j’y pense, cela me rend triste, mais laissons les personnes (re)venir quand c’est le bon moment, et laissons aller les choses.. Ma mission de vie, mon intérêt du moins, est de faire avancer le collectif et l’écologie aux plus initié.e.s.

 

 

Déçue de ne pas trouver des associations de plantes ?

 

En réalité, il est difficile de reproduire ce que j’ai appris dans son potager individuel. Une leçon à retenir : mettre le paquet sur le paillage ! une grosse couche ! Avoir une terre meuble et bien arroser lorsqu’on plante, puis laisser faire la nature. Le principal était dans la préparation de la terre : fumier, engrais vert, humidité conservée (qui favorise les champignons et la biodiversité).

De nouveau, en lisant cet article, qu’est-ce que la permaculture t’inspire ? 

 

Plan d’action pour te l’approprier ;)

 

1. Tu peux suivre la page Facebook ou autre réseau social d’une ferme en pemaculture pour t’alimenter

 

2. Suivre un chantier participatif de quelques heures ou quelques jours, suivant ton emploi du temps, en suivant ce réseau de fermes et de projets collectif

 

3. T’inscrire à woofing France, et qui sait, passer une semaine lors de tes prochaines vacances ? https://www.wwoof.fr/  

 

4. Commencer la résilience chez toi ? faire des économies d’eau, planter pour (se) nourrir…

 

 

PS : Les jardins de Corinne ! https://fr-fr.facebook.com/jardinscorinne/ 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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